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Dokumenty jako pomniki

 

Eric Ketelaar, Dokumenty jako pomniki, w: Archeion, t. 112, wyd. NDAP, Warszawa 2011, ss. 37-49. Wydawnictwo dostępne w postaci elektronicznej na stronie NDAP.

Streszczenie artykułu w języku francuskim:


"Eric K e t e l a a r , Documents comme monuments. En faisant appel à l’exemple des Archives de
Radziwiłł l’auteur essaie de répondre à la question: qu’est-ce qui crée une valeur spécifique des
archives de „Mémoire du Monde”. A cette occasion il rappelle que depuis 2009 ces archives et la
bibliothèque de Nesvizh (Nieśwież) figurent sur la Liste du Programme „Mémoire du Monde” de
l’UNESCO, et la proposition de l’inscrire sur cette liste a été déclarée conjointement par la Biélorussie,
la Finlande, la Lituanie, la Pologne, la Fédération Russe et l’Ukraïne. A cette occasion il fait
savoir qu’on peut retrouver les mentions sur les représentants de la famille de Radziwiłł dans les
archives différentes sur le territoire des Pays Bas (Molhuysen 1916, Heringa 1961, Thijssen 1992,
Otterspeer 2000). Selon l’auteur plusieurs archives de famille restaient en entier dans les mains
privées, pourtant entre celles-ci on trouve aussi de telles qui sont devenus en quelque sorte des archives
nationales comme les archives de Radziwiłł dans lesquelles excepté la correspondance
privée des membres de la famille les documents nationaux et les traités se sont conservés. Les archives
et la bibliothèque de Radziwiłł se trouvent, en raison de leurs destins compliqués, dans les
endroits différent – sur le territoire de la Biélorussie, de la Finlande, de la Lituanie, de la Fédération
Russe et de l’Ukraïne. Ne faut-il pas unir les parties particulières de cette collection, ne doivent-elles
pas revenir à Nesvizh? Mais quel est l’origine des archives de Radziwiłł? Les archives de
la famille de Radziwiłł (en langue allemande et hollande on emploie une terme „archives de maison”
— Haus / huis), de męme que d’autres familles ou bien les archives de famille de provenance
différente, liés avec la famille et le bien, se composent ou se sont composés des groupes de provenance
différente. Faut-il alors rétablir la situation de 1600, 1700 ou 1813? Ce dilemne est analogique
comme celui lié avec la restauration des monuments et des oeuvres d’art — quelles couches
sont à éliminer, quel état „original” est préféré? Les archivistes contemporains n’appliquent plus la
notion statique du principe de provenance, mais ils reconnaissent l’historicité du fonds comprenant
les documents. La dispersité, le changement de la localisation, l’annexion et la libération des archiDOKUMENTY
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ves de Radziwiłł ont décidé de leur forme et de la continuité historique. Alors il faut expliquer pourquoi
il serait bien de reconnaître les archives de Radziwill pour „patrimoine commun” dans lequel
participent les „communautés des documents” différentes. L’idée du patrimoine commun a été
élaborée par le Conseil International des Archives et acceptée par la Conférence Générale de
l’UNESCO en 1978 en tant que l’un des principes généraux qui doit aider à régler des controverses
concernant le droit de propriété des archives. Selon le Directeur Général de l’UNESCO, le concept
du patrimoine commun est recommandé parce que les archives „créent une partie du patrimoine
national de deux pays ou plus, mais on ne peut pas les séparer sans détruire leur valeur juridique,
administrative et historique […]. Le résultat pratique d’appliquer ce concept est tel que ce groupe
des archives reste physiquement intact dans l’un des pays intéressé où on les traite comme une
partie du patrimoine national d’archives avec toute responsabilité de sa sécurité et de la manière
de traiter les actes, qui résulte de leur statut pour le pays qui joue un rôle du propriétaire et du conservateur
de ce patrimoine. Les pays co-divisant ce patrimoine commun doivent obtenir les droits
égaux aux droits du pays-conservateur”. Le concept du patrimoine commun a été élaboré pour les
archives publics. Mais d’une certaine manière on peut l’appliquer aussi pour les archives privées.
Les personnes privées, familles, associations, firmes – tous ces sujets forment une documentation
et les archives à leur propre usage. Mais ils ne font pas cela dans le vide, mais dans le contexte social
et culturel. La mémoire individuelle se forme „dans le cadre de la mémoire collective”. Conformément
aux Directives générales du Programme „Mémoire du Monde” (2002) l’élément proposé
à ętre inscrite sur la liste doit ętre une „valeur mondiale. Cela veut dire qu’elle doit ętre: unique
en son genre et impossible à remplacer”. James O’Toole a remarqué quatre aspects du caractère
unique du document d’archives: le document physique lui-męme est unique en son genre
ou l’information qu’il contient est unique ou bien le processus en conséquence duquel le document
a été créé est unique, ou bien, quatrièmement, le caractère unique résulte de la manière dans laquelle
les positions ont été unis en dossier, ctd. le document dans le contexte des autres documents.
Selon l’opinion de l’auteur les deux derniers de quatres critères sont le plus importants. Les archives
sont uniques par considération pour leur „milieu contextuel” créant le caractère unique des
processus et des fonctions qui ont abouti à la création du dossier et à cause du contexte des autres
documents créés dans le cadre de la męme action en temps. Ce qu’on nomme le patrimoine archival
se crée parce que le patrimoine n’existe que par l’usurpation: le patrimoine a besoin non seulement
d’un exécuteur du testament et (habituellement) du testament, mais aussi d’un héritier qui accepte
les conditions et est pręt à soigner le patrimoine. Les documents d’archives sont des objets limites
co-divisés par les limites de différentes communautés, bien que chacune d’elles essaie probablement
d’en profiter à des fins différentes, souvent opposées. Chacune de ces communautés de
mémoire prétend avoir droit à sa propre mémoire des victoires et à sa propre mémoire de la souffrance
comme une richesse sacrée localisée dans l’espace auquel seulement les membres du męme
groupe font confiance et ont l’accès. Néanmoins on ne peut pas diviser les archives selon l’origine
ethnique ou réligieux ou politique des victimes, des gagneurs, des témoins. Les archivistes doivent
rester attentifs et garantir que l’usurpation des archives par un groupe déterminé ou dans le but
déterminé ne menace pas l’integralité des archives et les droits des autres utilisateurs, maintenant
et en avenir. De plus les archives sont vraiment une mémoire du monde, un patrimoine commun
auquel nous tous, indépendamment de la nationalité, avons l’accès et où nous pouvons puiser notre
importance et nos valeurs."



Źródło: Archeion, t. 112

dodano: 07.02.2016